
MAROC Système de retraites, épargne et investissement Des liens dynamiques et puissants au service du développement Par Mohamed BENDRISS BENAHMED: Inspecteur des Finances, Directeur de C 'est aux Etats-Unis qu'a commencé le débat sur l'incidence des systèmes de retraite sur l'épargne et l'investissement. Le coup d'envoi d'une intense controverse fut donné par Martin Feldstein. Il affirma dans un article publié en 1974 que l'OASDI (la sécurité sociale américaine) induit une baisse de l'épargne des ménages de 50% (estimés en 1971). Bien avant cet auteur, Philip Cagan, moins célèbre, analysa en 1965 le lien entre épargne et système de pension privé géré en capitalisation. Il affirma que les ménages affiliés à une caisse de retraite réalisent un taux d'épargne supérieur à ceux qui ne disposent d'aucune couverture. Par ailleurs, les personnes qui ont opté pour des régimes gérés en capitalisation épargnent plus que celles qui sont couvertes par des régimes basés sur la répartition. Plusieurs chercheurs américains ont essayé par la suite de vérifier les travaux empiriques de ces deux auteurs et particulièrement ceux de M. Feldtstein. Mais ces recherches n'ont pas pu déboucher sur une conviction probante et définitive. Il en résulta une certaine relativisation de l'opposition entre répartition et capitalisation eu, par conséquent, une accalmie dans la discussion qui animait la place américaine. Le débat rebondit avec plus de vivacité et même de passion en Europe où les systèmes de retraite publics commençaient à montrer quelques signes d'essoufflement. Un doute quant à leur capacité à résister aux conséquences du vieillissement démographique s'est propagé dans ces pays donnant lieu à un débat public passionnant et passionné. L'accroissement rapide de la population âgée annonce en effet de nouveaux défis dont l'alourdissement du fardeau sur les actifs. La persistance du chômage aidant, ces derniers seront amenés à consentir d'avantage de cotisations. D'où, amenuisement de leurs capacités d'épargne. Qu'en est-il au juste ? A priori la préparation financière à la retraite constitue l'acte d'épargne par exellence. En versant régulièrement une cotisation à sa caisse de retraite, l'individu renonce temporairement à une partie de son, revenu pour la récupérer, après plusieurs décennies sous forme de rente viagère. Le fait de ' mettre de l'argent de côté pour en avoir devant soi ' comme le préconise la sagesse populaire permet de reporter une partie de son salaire pour en disposer au cours du troisième âge, lorsque cesse la perception de tout revenu d'activité. Selon la théorie de la consommation et du cycle de vie, les personnes effectuent des économies pendant leur activité et dépensent ces mêmes économies après la retraite. La répartition ou la mécanique des chaînes d'argent Mr. Jean Bichot compare le mécanisme de fonctionnement de la répartition à celui des chaînes d'argent. Il remarque que 'dans les deux cas, les personnes qui ont donné l'argent à quelqu'un en amont dans la chaîne se rattrapent en faisant payer ceux qui se trouvent en aval'. En effet, dans les systèmes basés sur la répartition, les cotisations versées régulièrement par les affiliés ne sont pas mises de côté, en réserve à l'instar des pratiques des comptes d'épargne. Le produit total des versements effectués par les actifs est utilisé instantanément par les caisses pour payer les pensions des retraités. Dans ce système, il n'existe pas de corrélation entre la cotisation et la pension. Comme en matière de finances publiques, l'ensemble des cotisations sert à financer. L'ensemble des pensions, selon cette logique, les droits à pensions étant déterminés au préalable de façon juridique nonobstant les capacité financières du régime, ce sont les cotisations qu'il faut augmenter lorsque les ressources ne suffisent plus à faire face aux charges. Dans le système de répartition, chaque génération est tenue de partager son revenu d'activité avec celle qui l'a précédée. Les personnes en activité financent les pensions des actifs d'hier devenus aujourd'hui retraités. Quant à leurs propres pensions, elles seront à la chargede génération future d'actifs. la répartition crée ainsi une chaine de solidarité entre, au moins, trois générations. Impact sur l'épargne La répartition repose donc sur une logique de partage qui se traduit par des transferts instantanés de ressources entre génération. Cette coopération qui s'institue entre générations enchevêtrées repose sur un contrat social implicite et putatif dont les termes sont sont obligatoires. En effet, sans cette obligation le système ne peut pas être durable. Or, ce caractère obligatoire fait qu'on perçoit souvent les cotisations comme une taxe parafiscale plutôt qu'une épargne. Ce facteur ajouté à celui de l'instantanéité des transferts, font que plusieurs chercheurs dont Martin Feldstein considèrent que la répartition exerce un effet négatif sur l'épargne, limitant ainsi la formation du capital. Une telle conclusion est plus facilement admise dans les sociétés confrontées au vieillissement démographique. En effet, lorsque la population des retraités est réduite et pensions relativement faibles, la ponction sur les revenus est très limitées, les taux de cotisation étant normalement bas. Mais au fur et à mesure que cette population augmente, la partie du PIB consacrée au financement des retraites devient de plus en plus importante. Dans de nombreux pays européens et asiatiques, on prévoit que cette part pourrait dépasser 15% dans les prochaines décennies. Le financement des prestations de retraite nécessitera alors le relèvement des taux de cotisation à des nivaux qui risquent d'être insupportables (40% en France à l'horizon 2040). Dans de pareilles conditions il est évident que la capacité d'épargne des salariés seront fortement réduites. De nombreux gouvernements seraient tentés de recourir à l'impôt pour financer les déficits des caisses de retraite. Or, une telle solution comporte le risque d'aggraver le déficits budgétaires ou, du moins, de réduire l'épargne publique. La capitalisation favorise t-elle l'épargne ? A priori, les régimes qui fonctionnent selon la capitalisation s'inscrivent sans conteste dans la logique de l'épargne. en effet, dans de tels systèmes, les cotisations ne sont pas redistribuées au profits des retraités. Elles sont plutôt inscrites dans les comptes personnels des intéressés. Au cours de sa vie active, l'assuré accumule ses cotisations auxquelles s'ajoutent les intérêts versés par la caisse gestionnaire. Pour faire face au financement des pensions, la caisse de retraite est appelée, de son côté à constituer des réserves financières en achetant les titres et valeurs mobilières et en investissant dans l'immobilier notamment. La capitalisation repose donc sur une logique d'accumulation : chaque individu finance sa propre retraite en constituant des réserves. Celles-ci croissent progressivement jusqu'à l'âge de la retraite. Le capital constitué est alors transformé en rente viagère. Cet ajout de la capitalisation, à savoir sa capacité de drainer une épargne importante susceptible de favoriser la croissance, séduit de plus en plus. Les Etats-Unis et Le Chili a été le premier pays à faire école en réalisant en 1981 le passage d'un régime public basé sur la répartition à un système totalement privatisé et capitalisé. Les fonds chiliens ont pu collecter, depuis leur création à fin 1997, plus de 30 milliards de dollards. Ils sont devenus le deuxième investisseur institutionnel après les banques. Les avoirs des fonds de pension excèdent 50% du PIB aux Etats-Unis, au Royaume Uni, aux Pays Bas et en Suisse alors qu'ils ne dépassent pas 10% dans les pays d'Europe continentale ayant adopté la répartition pour le financement de leurs régimes de retraite. La technique de la capitalisation se veut donc responsabilisante dans la mesure où elle oblige l'assuré à se constituer un capital suffisant pour financer sa propre retraite. Cette affirmation mérite cependant d'être nuancée. Dans la logique de l'épargne pure, le montant de la pension est normalement déterminé de manière actuarielle ( en fonction du capital accumulé et de l'espérance de vie). C'est ce qui se fait d'ailleurs au Chili après la réforme de 1981: le capital constitué par l'affilié est transféré par la caisse de retraite à l'une des sociétés d'assurance qui le transforme en rente viagère. Dans pareil cas, le risque de marché n'est pas supporté par la caisse étant donné qu'elle ne garantit pas le rendement fixé à l'avance. c'est le principe qui fonde les régimes appelés à 'cotisations définitives'. Or, en fait ce sont plutôt les systèmes dits à 'prestations définies' qui prédominent. Dans ce cas, le niveau des pensions est connu à l'avance. c'est à la caisse de trouver les moyens de financement nécessaires et d'assurer les risques de marché. Si les ressources s'avéraient insuffisantes la caisse n'a pas d'autre choix que d'augmenter les cotisations des nouveaux affiliés. La différence avec la répartition est alors atténuée. Le constat Toutes les études effectuées à ce jour aboutissent pratiquement au même constat : l'absence de preuves convaincantes que l'introduction des régimes de retraite par répartition encouragent les personnes affiliées à épargner moins étant sûres de percevoir un revenu durant leur 3ème âge. Il n'est pas évident, non plus, que la capitalisation favorise toujours l'épargne et l'investissement. Didier Pene constate dans son ouvrage 'la dynamique de la retraite' (un paradoxe : 'il est curieux que le taux d'épargne soit généralement supérieur dans les pays où le système de répartition est dominant'. A ce propos, il rappelle qu'en 1990 le taux d'épargne des ménages était sensiblement inférieur aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, pays de capitalisation, avec respectivement 6,9% et 4,2% de l'épargne disponible brute. En Allemagne, en France et en Italie, pays où règne la répartition, le même taux était respectivement de 18,4%, 14,4% et 14,2%. Le même auteur continue en s'interrogeant : Comment se fait-il, si la capitalisation incite réellement les ménages à épargner davantage, qu'aux Etats-Unis, pays à forte dose de capitalisation, 'les habitants n'épargnent que les tiers de ce qui serait nécessaire pour qu'il maintiennent leur niveau de vie à la retraite ?'. Cette observation est d'ailleurs confirmée par des économistes de Il importe de rappeler que la question qui a suscité la curiosité des chercheurs est celle de savoir laquelle des deux techniques, la capitalisation ou la répartition, encourage les ménages à épargner davantage. Bien entendu, le choix est supposé être libre, spontané et sans influence des pouvoirs publics (par le biais d'incitation fiscale notamment). En réponse à cette interrogation, la majorité des auteurs considère que les système de retraite, qu'ils soient à base de répartition ou de capitalisation, sont généralement neutres. D'autres facteurs tels que les exonérations fiscales, le caractère obligatoire de l'adhésion et, dans une certaine mesure le taux de remplacement offert par le régime, (montant de la pension par rapport au dernier salaire), s'avère plus déterminant dans le comportement des assurés. Il est incontestable que dans un pareil contexte, la capitalisation permet à tout pays qu'il adopte de disposer d'une épargne additionnelle importante et mieux adaptée aux investissements à longs termes. A ce propos, l'exemple américain est édifiant : c'est la défiscalisation qui coûte au trésor public la bagatelle de 50 milliards de dollars par an qui a permis aux fonds de pension de devenir une force de frappe économique respectable. (En 1993 ils détenaient 30% des actions cotées en bourse et 35% des marchés obligatoires). On dit aussi que c'est l'épargne drainée par les caisses d'entreprises qui détiennent aujourd'hui plus de 500 milliards de D.M. d'actifs (10% environ du PIB) qui a permis à l'économie allemande de réaliser une nouvelle révolution industrielle au lendemain de la seconde guerre mondiale. La capitalisation n'est pas la panacée Le développement d'un marché de la capitalisation implique, certes, une hausse du taux d'épargne et par voie de conséquence, des capacités supplémentaires d'investissements. cependant il ne faut pas oublier qu'un tel phénomène n' est réalisable que durant la phase de montée en régime. C'est à dire au cours de la période d'accumulation qui se caractérise par la supériorité des cotisations par rapport aux pensions. Autrement dit, lorsque la population des actifs est plus nombreuse que celle des retraités. Or, le vieillissement démographique peut avoir des conséquences qui pourraient s'avérer plus graves dans le cas de la capitalisation. D'abord, quand les charges des pensions dépassent les ressources procurés par les cotisations, du fait de la réduction du nombre des actifs, les caisses de retraites s'engagent dans un cycle de désépargne, de désinvestissement. Le risque d'assister à une chute brutale des rendements des actifs détenues par ces caisses par le simple effet de la loi de l'offre et de la demande est indéniable. De nombreux auteurs commencent à considérer une telle hypothèse avec plus sérieux: 'lorsque la génération du baby-boom commencera de prendre sa retraite d'ici 10 à 20 ans, les représentants de cette génération seront très certainement vendeurs nets des actifs financiers qu'ils auront accumulés durant leur vie active. Or, la génération plus jeune étant beaucoup moins nombreuse, le prix des actifs financier pourrait s'en trouver déprimé'. Le même article poursuit que 'là encore, le capital physique deviendra comparativement plus abondant que la main d'œuvre et cela pèsera sur les rendements du capital réel'. Dans le contexte des pays menacés par le vieillissement démographique le sentiment est de plus en plus partagé que les gestionnaires des caisses de retraite ainsi que les affiliés eux-mêmes doivent 'anticiper une baisse possible de la valeur des actions et des obligations, la génération issue du baby-boom commençant de liquider ses avoirs pour financer sa consommation'. Il faut noter aussi que l'allongement de l'espérance de vie exerce le même effet, à savoir, la baisse du rendement des rentes viagères En conséquence, l'utilité de l'épargne additionnelle dépend d'abords du niveau d'accumulation du capital. Lorsque l'économie est surcapitalisée, l'épargne surabondante par rapport aux opportunité d'investissement, la capitalisation est macro économiquement nuisible. Elle le serait aussi pour les individus puisque le rendement ne peut être que faible ou même négatif si le taux d'inflation est élevé par rapport aux taux d'intérêt réel. Il y'a aussi une deuxième condition qui revêt une importance capitale. Il s'agit de la qualité de l'investissement. comme le soulignent Marc-Antoine Klein Peter et Olivier Robert De Massy : 'sans doute est-il nécessaire d'investir, mais il convient surtout de bien investir'. Ces mêmes auteurs précisent qu'il 'convient de ne pas faire de la formation brute de capital fixe un objectif en soi, auquel le développement des fonds de pension viendrait opportunément concourir'. La capitalisation ne saurait être viable et bénéfique que dans la mesure où l'épargne qu'elle génère occasionne une progression plus forte de la production future. 'la capitalisation ne saurait actuellement de justifier que par les gains additionnels de productivité qu'elle serait susceptible de générer'. En effet, l'on oublie souvent que le financement des retraites, quelque soit la technique utilisée (répartition ou capitalisation) se traduit toujours par un prélèvement sur la productionnationale réalisée par les actifs. 'Si les inactifs sont plus nombreux, ils prélèvent une part plus importante de la production annuelle disponible au détriment d la consommation des actifs'. C'est pourquoi, 'la croissance plus soutenue de la production reste alors la seule manière d'alléger la charge des prélèvement'. Les mêmes auteurs ajoutent que 'selon latraditionnelle métaphore pâtissière, il est plus aisé d'abandonner une plus grande part du gâteau si celui-ci grossit plus vite'. Si la capitalisation ne garantit pas d'aboutir à un tel objectif, elle ne serait alors qu'une fiction juridique et formelle. Le Premier ministre se réunit avec l'UMT et la CDT Le Premier ministre, M. Driss Jettou, a tenu, samedi à Rabat, deux réunions séparées avec des représentants de l'Union marocaine des travailleurs (UMT) et de Ces séances de travail ont porté sur plusieurs questions sociales d'actualité, en particulier les dernières hausses des prix, l'augmentation des salaires, l'IGR et les retraites. Dans une déclaration à la presse, M. Miloudi El Mokharek, membre du secrétariat général de l'UMT, a indiqué que son syndicat a exprimé 'son mécontentement des hausses vertigineuses des prix opérés dernièrement'. Source : MAP FRANCE Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, a assuré jeudi 14 septembre, à propos des régimes spéciaux de retraite, qu'en cas de victoire en 2007, il ferait «la réforme, parce que la réforme doit être faite». «Nous ferons la réforme parce que la réforme doit être faite», a lancé M. Sarkozy lors de la convention logement de son parti réunie à Paris.«C'est parce que nous aurons tout dit avant que nous ferons tout après», a ajouté le probable candidat à la présidentielle, pour exprimer sa détermination. l demandera au Conseil d'orientation des retraites de «faire un constat» et de «'tracer les pistes». «Nous le mettrons en discussion avec les partenaires sociaux», a ajouté M. Sarkozy. Source : Agevillage - AdV 16/09/2006
Abondant dans le même sens, Catherine Mills affirme que 'l'assurance vieillesse constitue un système d'épargne forcé échelonné dans le temps et payé par les intéressés'.
Or, ce raisonnement qui apparaît si simple et si évident n'est pas toujours le reflet de la réalité. Si tout le monde s'accorde à considérer que l'individu pré finance sa retraite lorsque le régime auquel il est affilié fonctionne selon la technique de la capitalisation, la question néest pas aussi sûre dans le ces des régimes gérés par répartition.
(24/9/2006)
La délégation de l'UMT a présenté certaines de ses revendications, dont une augmentation générale des salaires, l'augmentation du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), la réduction de l'IGR, en plus d'autres sujets préoccupant les travailleurs, à leur tête le problème de retraites, a-t-il ajouté. Le responsable syndical a confié que le Premier ministre a promis d'étudier les revendications de la centrale, ajoutant que la commission nationale de l'UMT se réunira prochainement pour étudier les propositions gouvernementales.
Qualifiant la rencontre 'd'utile', le secrétaire général de
Quant au ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle, M. Mustapha Mansouri, il a indiqué que le Premier ministre a évoqué 'le bon comportement' de l'économie, mais aussi les contraintes d'élaboration du projet de budget 2007, alors que les centrales ont exposé plusieurs dossiers relatifs notamment aux dernières hausses des prix et leur impact sur le pouvoir d'achat. Il a ajouté que M. Jettou a assuré les deux syndicats de la prise en considération de leurs revendications et de la baisse des prix à la pompe en cas de fléchissement des cours, comme il a promis l'examen de la diminution de l'IGR pour alléger le fardeau sur le pouvoir d'achat.
Concernant 'l'épineux' dossier des retraites, a-t-il dit, M. Jettou a demandé aux deux syndicats de l'étudier avec minutie et s'est engagé à réunir 'dans un proche avenir' la commission nationale pour approfondir la réflexion sur cette question et, partant, prendre une décision concernant la révision de la structuration et la réforme des caisses de retraite, sur la base de plusieurs scénarios.* Régimes spéciaux de retraite
La réforme doit être faite et le sera affirme Nicolas Sarkozy
Je sais d'expérience qu'une bonne réforme est réforme concertée, qui a du dialogue, où il y a un constat partagé», a insisté le numéro deux du gouvernement, ministre de l'Intérieur. Il a souligné qu'il ne considérait pas les partenaires sociaux «comme des adversaires, mais comme des femmes et des hommes responsables et raisonnables».
«Que ceux qui pourront expliquer aux Français que la réforme sur les retraites (ndlr: de 2003, ne concernant pas les régimes spéciaux) était valable pour les autres et pas pour les uns, que ceux-là viennent expliquer qu'ils n'ont pas la même conception de la justice et de l'égalité républicaine que la mienne !», s'est exclamé le patron de l'UMP.
«Qu'ils viennent expliquer aux Français qu'avec moins de cotisants, plus de retraités qui vivent plus longtemps, il n'y a pas besoin de réforme», a dit M. Sarkozy. «Eh bien, ce n'est pas là ma conception du courage en politique».Dominique de Villepin a assuré mercredi qu'il n'y avait «pas de projet du gouvernement sur les régimes spéciaux» et a exhorté à «ne pas monter certains Français contre d'autres». A propos de son conseiller politique François Fillon, qui était dans la salle, et qui a suscité débats et polémiques en relançant l'idée de cette épineuse réforme, M. Sarkozy a assuré : «le courage en politique, c'est de dire aux Français la vérité».
Les régimes spéciaux de retraites bénéficient à plus de 500.000 actifs et 1,1 million de retraités, dont notamment 360.000 actifs et 500.000 pensionnés dans les trois principaux régimes,
A
Créés souvent pour compenser la pénibilité ou la dangerosité de certains métiers, ils permettent notamment aux affiliés de bénéficier de droits spécifiques par rapport au régime général: âge de cessation d'activité parfois inférieur à 60 ans, durées de cotisations inférieures aux 40 annuités exigées pour le régime général (41 en 2012), base du calcul des pensions plus avantageux.
Ainsi, le régime de
Ces régimes, dont la situation financière s'est dégradée au fil des années, sont financés pour une bonne partie par des subventions publiques. Ces dernières seront amenées à augmenter dans les prochaines années, en raison de la «détérioration» de leur situation financière, a déploré
Source : Agevillage - FG 16/09/2006
Selon un sondage, presque deux tiers des Français approuvent la réforme des régimes de retraite spéciaux. .59% des Français sont favorables à une réforme des régimes spéciaux de retraite pour les rapprocher du régime général, telle que défendue par l'UMP François Fillon, contre 32% qui y sont hostiles, selon un sondage CSA pour iTélé et Le Parisien.
Selon le sondage, 24% des personnes interrogées sont «tout à fait favorables» à la réforme et 35% «plutôt favorables». 16% se déclarent «tout à fait opposées» et 16% «plutôt opposées».
Les personnes ne se prononçant pas sont 9%.Les salariés du public sont 53% à se déclarer favorables à la réforme. Le pourcentage monte à 63% chez les salariés du privé.Le sondage a été réalisé par téléphone les 13 et 14 septembre 2006 sur un échantillon national représentatif de 950 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.
Source : Agevillage - fG 16/09/2006
Le nouveau Conseil d'administration de
Comme l'indique un communiqué de
Et le communiqué de préciser que « pour ce faire, le Conseil a été constitué d'une équipe renouvelée intégrant des représentants des jeunes cotisants et témoignant, ainsi, du souci de la solidarité entre les générations. En effet, un tiers des administrateurs titulaires, et la moitié des suppléants, entament un premier mandat ».
Source : Cnav - Senioractu.c - Mardi 24 Octobre 2006
© 2006 AFP
Epargner aujourd'hui et travailler jusqu'à votre 68eme anniversaire The Guardian , Royaume-Uni - 29 mai 2006
Le gouvernement a révélé‚ jeudi 25 mai‚ un nouveau projet de refonte du système des retraites. Dans une déclaration à
L'indexation des pensions sur les revenus devrait être décidée par les députés lors de la prochaine session parlementaire. De nombreux observateurs critiquent le système actuel car il exclut 1‚6 million de pauvres.
Le gouvernement veut aussi mettre en place un programme d'épargne pour les employés. Les salariés y seront inscrits automatiquement et les contributions d'employeurs seront obligatoires. Le budget du gouvernement pour les retraités va augmenter‚ passant de 6‚3% à 7‚8% du revenu national après la mise en application des reformes. L'âge de départ en retraite augmentera graduellement et atteindra 66 ans en 2024 et 68 ans en 2044. Le gouvernement soutient qu'à moins que les salariés travaillent plus longtemps‚ les fonds manqueront pour financer la retraite des baby-boomers.
De nombreux seniors anglais sont en situation de grande précarité. En moyenne‚ les revenus d'un travailleur outre-manche accusent d'une baisse de 60% lors de son départ en retraite.
Source: globalaging
Selon l'association Help the Aged, qui lutte pour les droits des personnes âgées en Grande-Bretagne, au moins un demi million de seniors auraient déjà été victimes de maltraitance de la part de leurs proches (famille, amis ou personnel soignant).
D'où le lancement de cette campagne, la première de ce genre, qui vise à informer et alerter l'opinion publique et faire pression sur le gouvernement pour qu'il s'implique dans ce combat qui devient un véritable problème de société.
Les résultats d'un sondage réalisé par Action on Elder Abuse montrent que seuls 2% des Britanniques considèrent que les abus perpétrés envers les seniors sont un problème sérieux. De fait, les sondés se sentent plus concernés par la maltraitance des enfants, le cancer ou les conditions de vie des… animaux.
Cette campagne espère donc sensibiliser l'opinion publique et le gouvernement à la maltraitance physique, à la négligence, au harcèlement, à la violence, à l'exploitation financière des anciens. Selon le directeur d'Help the Aged, « un demi-million de personnes âgées ont été victimes d'abus divers en Grande-Bretagne. Ce chiffre est choquant. Pourtant ce problème reste méconnu ». Et d'ajouter que « la maltraitance peut prendre plusieurs formes, que la plupart du temps, elle est due à des proches de la personne âgée. Il devient important que ce problème soit connu du grand public et que les gens apprennent à déceler les premiers signes de la maltraitance. Nos aînés ont le droit d'être aidés . »
De son côté, l'acteur Richard Briers qui prête sa voix pour cette campagne, précise qu'il « faut que nous prenions conscience du problème de la maltraitance des aînés. Celle-ci peut être subtile et difficile à cerner. Il s'agit parfois de petits « prélèvements » sur la retraite d'une grand-mère ou encore d'une violence verbale continuelle sur un parent atteint de la maladie d'Alzheimer ».
Maltraitance : quelques chiffres
- 39% du grand public n'a jamais entendu parler de la maltraitance des personnes âgées 8/10 sur 6 votes
- 46% des personnes qui sont à l'origine de la maltraitance sont des proches (famille, ami, soignant)
- Le quart des cas de maltraitance est du aux enfants
- 78% des abus sont perpétrés contre des personnes de 70 ans et plus et 16% contre des personnes de plus de 90 ans.
- Les 80-89 ans sont les personnes âgées les plus touchées par la maltraitance
- Les deux-tier