DOSSIER SANTE

 

JOURNEE MONDIALE ALZHEIMER 2006

'NE RESTEZ PAS SEULS FACE A LA MALADIE' dit France Alzheimer

 

A l’occasion de la Journée mondiale Alzheimer qui aura lieu le 21 septembre, l’association France Alzheimer mobilise son réseau d’associations sur le thème de la lutte contre la solitude

L’Association France Alzheimer a placé la Journée Mondiale Alzheimer du 21 septembre 2006 sous le thème « Ne restez pas seuls face à la maladie d’Alzheimer ». Alors que près d’un million de personnes en France sont atteintes de cette maladie, ce sont plus de trois millions de Français qui, au quotidien, vivent avec la malade d’Alzheimer : conjoints, enfants, « aidants », personnels de santé.
Pour faire connaître son action, France Alzheimer organise dans son réseau de plus de 100 associations départementales et avec ses 3000 bénévoles une opération journée « Portes-ouvertes » inédite. Chaque association recevra les familles pour les informer sur l’aide et le soutien qu’elle peut leur apporter, et leur permettre d’assumer dans les meilleures conditions possibles la prise en charge de leur proche : soutien psychologique, groupe de parole, atelier pour les malades, séjours de vacances, accueil de jour...
Un guide comprenant l’annuaire des Associations Alzheimer de France sera distribué pour permettre à tous de mieux identifier et affronter ce terrible mal.
France Alzheimer s’associe également à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris qui présentera, du 19 septembre 2006 au 10 février 2007, l’exposition « Alzheimer : vivre avec ? ». Des rendez-vous mensuels d’information et de prévention seront proposés pendant toute la durée de l’exposition avec la participation de bénévoles de France Alzheimer.

 

Source : Age Village     YM  10/09/2006

Alzheimer

Inventaire en quelques chiffres

 

* Selon les prévisions démographiques de l’INSEE et faute de progrès significatifs de la recherche, on estime que près de 1,3 million de personnes seront atteintes d’Alzheimer en France d’ici 2020, soit 1 personne de plus de 65 ans sur 4.

* La maladie d’Alzheimer touche 25 millions de personnes dans le monde ;

* Les chercheurs de l’ISPED-INSERM de Bordeaux estiment à 860 000 le nombre de patients atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée en France, tous âges confondus. Les deux tiers d’entre eux sont des femmes ;

* 5 % des personnes de plus de 65 ans et 25 % des plus de 80 ans sont touchées.

* D’après l’étude PAQUID de 2003, on estime que 20,5 % des femmes et 13,2 % des hommes de plus de 75 ans sont touchés ; * Si l’on prend en compte l’univers familial des personnes affectées, ce sont environ trois millions de personnes en France qui sont directement concernées par cette maladie. Avec plus de 225 000 nouveaux cas d’Alzheimer par an, la maladie est au coeur de problématiques du vieillissement de la population et de la prise en charge des personnes âgées ;

* 15 % des malades ont moins de 75 ans ;

* La démence constitue la principale cause d’entrée en institution des personnes âgées. Selon l’étude PAQUID, 72 % des résidents en institution entre 1998-99 souffraient de démence (patients atteints d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée). Ce chiffre est proche des 80-90 % aujourd’hui, selon les informations recueillies auprès des responsables des maisons de retraite.

Source : Age Village    YM  16/09/2006

 

Alzheimer : grande cause nationale 2007

Dans le cadre de la journée nationale d'Alzheimer le 21 septembre, l'association France Alzheimer lance une pétition, adressée au Premier Ministre dans le but de faire de La Maladie d'Alzheimer Grande Cause Nationale 2007 (100 ans depuis la découverte de cette maladie).
La pétition circule actuellement sur le site internet
France Alzheimer.org

Une pétition à signer  

Source : Age Village    De notre correspondant local à Nantes   Florence de Juvigny   18/09/2006

 

Alzheimer et apparentées

La maladie d'Alzheimer

La perte de la mémoire est le signe spécifique de l'affection. Qu'elle émane du patient lui-même ou de son entourage, cette plainte est celle qui conduit le plus souvent à demander un avis médical.
Historique : c'est en 1907 que le neuropathologiste allemand Alois Alzheimer a établi le rapport entre un syndrome démentiel survenant chez des patients de moins de 65 ans et des lésions neuro-anatomiques caractéristiques (dilatation des ventricules cérébraux, atrophie cérébrale, plaques séniles, neurofibrilles et dégénérescence neurovacuolaire).
Le terme de maladie d'Alzheimer a d'abord été réservé aux déments de moins de 65 ans. Puis on a remarqué que ces lésions cérébrales existaient aussi chez des déments de plus de 65 ans. Ainsi est né le concept de « démence sénile de type Alzheimer » (DSTA).
Cette maladie est en train de devenir un problème grave de santé publique car elle est responsable d'environ la moitié des syndromes démentiels actuels. On considère, aux Etats Unis, que 40 % des gens de plus de 85 ans ont l'un des stades de la maladie et qu'elle représente la quatrième cause de mortalité nationale. Son coût est d'environ 10 milliards de dollars par an.
La cause de la maladie d'Alzheimer est encore inconnue, bien que nous ayons de nombreuses pistes : facteurs génétiques, déficit de neurotransmetteurs, accumulation de toxiques, processus auto-immuns. La maladie
peut être génétiquement transmissible, mais il n'existe que quelques familles dans le monde où une transmission directe a pu être mise en évidence.

·  Les trois étapes de la maladie d'Alzheimer

              Etape 1

* Pertes de mémoire qui gênent le suivi d'un travail ou l'accomplissement des taches domestiques

* Oubli des noms des choses simples comme le beurre ou le lait.

* Troubles de reconnaissance des chiffres et des nombres

* Perte d'intérêt pour des activités ou des plaisirs habituels

* Perte du sens commun qui amène à faire les courses en robe de chambre

              Etape 2

* Incapacité à reconnaître des amis ou des proches

* Errances sans but, perte du sens de l'orientation sur des parcours en principe évidents

*Incapacité à accomplir des actes courants de la vie quotidienne comme s'habiller, se nourrir, se brosser les dents

*Délires, hallucinations,

* Insomnies

Etape 3

*Perte totale de mémoire

* Incapacité à reconnaître les membres de sa propre famille.

*Perte de la reconnaissance des mots. Mais la musique, letoucher,                                                                                                          

 *le contact visuel éveillent des réactions.

 * Difficultés à manger, à avaler

* Incapacité vis-à-vis de tous les actes de la vie quotidienne: se laver, s'habiller, se nourrir, se déplacer...

* Alitement permanent

· Les lésions de la maladie d'Alzheimer et leur genèse

Il existe deux types de lésions dans la maladie d'Alzheimer : la dégénérescence neurofibrillaire et la plaque sénile qui précédent la perte neuronale (mort des cellules du cerveau) et la destruction de leur connexion (les synapses). Deux protéines sont constitutives de ces lésions : la protéine ß amyloïde et la protéine tau. A ce jour, des débats divisent les chercheurs pour savoir laquelle de ces deux protéines est responsable de la maladie d'Alzheimer ; il semblerait que ce soit l'intervention des deux protéines qui caractériserait cette maladie.
La mutation du gène codant pour le précurseur de la protéine amyloïde (situé sur le chromosome 21) ou la surexpression de celle-ci (comme en cas de trisomie 21) conduisent à des dépôts anormaux qui précipitent au coeur de la plaque sénile. Les plaques séniles seraient les premières lésions à apparaître dans la maladie d'Alzheimer à un stade où il n'y a pas encore de détérioration intellectuelle.
La phosphorylation anormale de la protéine tau au cours de la maladie d'Alzheimer est responsable de la dégénérescence neurofibrillaire et de la mort neuronale. Cet événement survient plus
tardivement dans l'évolution de la maladie et suit un parcours systématisé au niveau des aires du cerveau. Il y a une cohérence anatomoclinique expliquant les manifestations cliniques de la maladie : la progression du déficit intellectuel est liée à l'atteinte de nouvelles aires corticales. Les premières lésions commencent dans le cortex enthorinal, région qui sert d'interface entre les aires associatives et le centre de la mémoire (hippocampe). Elles progressent ensuite vers les aires d'associations multimodales, stade où apparaît la démence puis s'étend (?) aux aires unimodales et aux aires primaires.

·  Oestrogènes contre maladie d'Alzheimer, par le Pr Patrick Chérin

* Dans la maladie d'Alzheimer, les oestrogènes semblent stabiliser ou améliorer les fonctions cognitives. Sur un groupe de malades ayant été traité par ces hormones, des médecins scandinaves ont obtenu des résultats significativement plus élevé au test du Mini Mental State (MMS) par rapport au groupe de malades n'ayant pas eu d'oestrogènes. Aucune différence en terme d'âge, de niveau d'éducation et de durée des symptômes n'a pu être notée. La majorité des études cas-témoins dans ce domaine ne tiennent pas compte de certains facteurs de confusion possibles, et notamment du niveau socioculturel. Un faible niveau d'éducation est en effet lié à de moins bonnes performances cognitives.

* Une enquête épidémiologique portant sur 1124 femmes âgées, initialement indemnes de démence, montre un effet protecteur des oestrogènes. Après pondération par le niveau d'éducation, il apparaît que 5,8 % des femmes qui ont eu un traitement hormonal présenteront une maladie d'Alzheimer durant le suivi contre 16,3 % chez les autres. Cet effet protecteur est d'autant plus important que la durée du traitement hormonal substitutif est longue.

*  Caldwell et Kantor ont rapporté l'amélioration de certaines fonctions cognitives (la communication, l'autonomie et les activités quotidiennes) de patientes traitées par oestrogènes par rapport au groupe placebo, mais le nombre de femmes atteintes de maladie d'Alzheimer n'a pas été déterminé. Une équipe japonaise retrouve un amélioration significative de certains paramètres psychométriques (Hasegawa dementia scale) à la troisième semaine de traitement oestrogénique chez les femmes souffrant de maladie d'Alzheimer par rapport aux groupes de malades sous placebo, alors que les scores du MMS et du New Screening Test for Dementia restent comparables entre les deux groupes.

*  Enfin, une étude évaluant l'effet d'un médicament anticholinestérasique (la tacrine) dans la maladie d'Alzheimer, suggère une synergie avec les oestrogènes. Mais ce résultat demande à être confirmé.

*  Le mécanisme d'action des hormones oestrogèniques sur le cerveau demeure non encore élucidé. Les oestrogènes possèdent un effet antidépresseur, permettent l'augmentation des facteurs de croissance neuronaux, l'augmentation du débit sanguin cérébral, et interagissent avec les différents neurotransmetteurs. Ils permettent aussi de lutter contre la mort cellulaire (effets antiapoptotiques) et ont des effets antioxydants.

*  Même si les données restent encore limitées et pour certaines contradictoires, les oestrogènes pourraient trouver une place dans l'arsenal thérapeutique contre la maladie d'Alzheimer. Si les études contrôlées de grande ampleur confirmaient ces données, les avantages potentiels du traitement hormonal substitutif pourraient s'en trouver renforcés.

· Médicaments cholinergiques dans la maladie d'Alzheimer, par le Pr k Chérin Patric

* Deux alternatives sont possibles : soit fournir le transmetteur manquant par l'administration de précurseurs, soit il faut empêcher la dégradation physiologique de ce transmetteur dans le cerveau. Les précurseurs de l'acétylcholine, tels la lécithine ou la choline, sont inefficaces dans la maladie d'Alzheimer car ils n'augmentent pas l'activité centrale cholinergique. Les premières études avec les inhibiteurs des cholinestérases (anti-cholinestérases : enzymes qui dégradent normalement l'acétylcholine dans le cerveau) ont montré des résultats encourageants, car ils augmentaient la transmission cholinergique synaptique en inhibant les enzymes acétylcholinestérases synaptiques et en diminuant l'hydrolyse de l'acétylcholine relarguée par les neurones présynaptiques.

*  Les mécanismes d'action et d'inhibition de l'activité acétylcholinéstérasique diffèrent pour chaque drogue de cette classe thérapeutique. Les inhibiteurs réversibles, tels que la tacrine et le donepezil, se lient à l'acétylcholinestérase, inhibant la formation du complexe enzyme-acétylcholine. Les inhibiteurs « pseudo-irréversibles » comme la rivastigmine, n'inhibent pas directement la formation du complexe enzyme-acétylcholine mais diminuent l'activité enzymatique. La durée d'action de ces drogues dépend du type d'inhibition mais aussi du taux de resynthèse enzymatique. Ces anticholinestérases diffèrent également par leur sélectivité pour les différentes cholinestérases. La tacrine et la physostigmine inhibent à la fois l'acétylcholinestérase et la butyrylcholinestérase, alors que le donepezil et la rivastigmine inhibent de façon spécifique l'acétylcholinestérase. Il n'existe à ce jour aucune étude comparative entre les différents anticholinestérases.

 

· Quelle efficacité pour les anticholinesterasiques?

 La tacrine, la donepezil et la rivastigmine, seuls anticholinestérasiques actuellement utilisés en France, constituent uniquement un traitement palliatif et symptomatique de la maladie d'Alzheimer. Ils permettent une amélioration modérée mais significative des tests cognitifs comparés au placebo ou à l'absence de traitement. Malgré l'inexistence d'études comparatives entre les différents anticholinestérases, il ne semble pas exister de différence notable en terme de bénéfice attendu parmi ces produits, le choix se faisant sur la notion de tolérance et de compliance, très variables d'un anticholinestérasique à l'autre.

* Le traitement par les inhibiteurs des cholinestérases doit être débuté le plus précocement possible, car leur efficacité n'a été mise en évidence que dans les maladie d'Alzheimer à un stade précoce, mineure ou modérée. Leur intérêt dans les formes très tardives de la maladie reste à démontrer, mais semble plus improbable. De même, leur efficacité et leur tolérance à long terme n'ont été rapportées que dans des études non contrôlées avec la tacrine, la donepezil et l'eptastigmine, autre cholinestérasique en cours d'étude.

* Pour ces différents produits, la posologie maximale ayant montré la plus grande efficacité, il est recommandé d'augmenter très progressivement les doses jusqu'au maximum toléré. Le traitement doit être poursuivi indéfiniment. Cependant, du fait des effets secondaires et/ou de l'absence d'efficacité, le traitement est malheureusement parfois interrompu dans les premiers mois. Cependant, une aggravation des désordres cognitifs peut survenir à l'arrêt du traitement, ce dont doit être prévenu le patient et sa famille.

·  Facteurs nutritionnels et maladie d'Alzheimer, par le Pr Patrick Chérin

*  Pour de nombreux auteurs, la restriction calorique agirait par la diminution des processus oxydatifs et de la production de radicaux libres, substance nocives pour nos cellules. Le stress oxydatif intervient en effet dans la physiopathologie de la maladie d'Alzheimer. L'accumulation de radicaux libres accélère le processus de dégénérescence des cellules nerveuses (neurones). Le cerveau, riche en acides gras, et grand consommateur d'oxygène, est une cible privilégiée des radicaux libres. Certains nutriments (notamment vitamine A, C, E, bêtacarotène) possèdent une activité naturelle antioxydante. Une malnutrition ou un déséquilibre alimentaire, peut engendrer des carences en nutriments antioxydants ce qui accélère la formation de radicaux libres.

* Différentes études épidémiologiques ont confirmé ces hypothèses. L'alpha tocophérol (2000 UI/j) entraîne une réduction de la mortalité par rapport au placebo, dans un groupe de maladie d?Alzheimer avancée. De même, l'étude Paquid, réalisée en Gironde et Dordogne, a mis en évidence un effet protecteur contre la maladie d'Alzheimer d'une consommation modérée de vin (< 0,5 litre de vin par jour), probablement par l'activité antioxydante des dérivés du phénol contenu dans le vin rouge.

*  Les campagnes de mesures des concentrations d'aluminium, de calcium et de fluor des eaux de boisson de l'étude Paquid ont par ailleurs montré un effet global significatif des paramètres de l'eau, un effet protecteur du calcium et une interaction entre aluminium et pH.

*  D'autres nutriments (et surtout leur carence) interviennent dans le développement de la maladie d'Alzheimer. De nombreux auteurs ont démontré que le niveau des fonctions cognitives et les taux sériques de vitamines du groupe B et des folates étaient inversement associés. Il existe ainsi une corrélation significative entre les taux sériques bas de vitamine B12 et les performances cognitives évaluées par des tests de mémorisation et d?abstraction (étude portant sur 260 sujets de plus de 60 ans).  

06/07/2006   Source : Age Village

 

FRANCE

 Alzheimer, grande cause nationale de l’année 2007 

A l’occasion de la Journée mondiale Alzheimer le 21 septembre, Dominique de Villepin a annoncé que la France ferait de la lutte contre cette maladie la grande cause nationale 2007. Aujourd’hui, 850 000 Français en sont atteints et on dénombre 225 000 nouveaux cas chaque année. Le Premier ministre s’est notamment engagé à mettre en place une consultation de prévention pour les personnes de plus de 70 ans, financée par la Sécurité sociale.

Allocution du Premier ministre à Nice ( 21/09/2006 )

Messieurs les ministres, cher Xavier, cher Philippe, cher Christian,
Mesdames, Messieurs les parlementaires,
Mesdames, Messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs,

Je me réjouis de me trouver parmi vous aujourd’hui. Cette journée mondiale Alzheimer est particulièrement importante à mes yeux.

C’est d’abord l’occasion pour toutes les familles confrontées à la maladie de partager leur expérience et de se soutenir mutuellement face à l’épreuve. Je sais combien il faut de courage et de dévouement pour s’occuper d’un proche malade. Cette volonté, cet engagement, je veux aujourd’hui leur rendre hommage.
Permettez-moi aussi de saluer le travail
remarquable des associations, qui se mobilisent en permanence aux côtés des familles. A travers leurs conseils, leur présence et leur soutien, elles jouent un rôle fondamental pour les aider à affronter la maladie.

La journée mondiale Alzheimer est aussi le moyen de sensibiliser nos concitoyens, de changer leur regard sur la maladie et de leur faire prendre conscience des conséquences de l’accroissement de la longévité sur la santé publique et le lien social.

1. La maladie d’Alzheimer et les maladies du cerveau qui lui sont apparentées constituent un défi majeur pour notre société.

Aujourd’hui, 850 000 de nos concitoyens en sont atteints, dont plus de 60 000 dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Chaque année, on dénombre 225 000 nouveaux cas dans notre pays.

Derrière ces chiffres, il y a des vies bouleversées, des familles désemparées qui connaissent la souffrance de voir un proche perdre chaque jour un peu de ses facultés, un peu de son autonomie. Pour elles, c’est d’autant plus difficile qu’il faut souvent réorganiser le quotidien, il faut consacrer beaucoup de temps et beaucoup d’énergie pour accompagner le malade. Et je sais que beaucoup d’entre elles ne se sentent pas suffisamment soutenues.

Face à cette situation, il faut bien le reconnaître, notre système de santé n’apporte pas de réponse complètement satisfaisante. Malgré la mobilisation et le dévouement de tous les professionnels, la maladie d’Alzheimer n’est en moyenne diagnostiquée que deux ans après l’apparition des premiers symptômes. Pour les malades, c’est une perte de temps considérable qui réduit l’efficacité de leur traitement. Cette réalité est d’autant plus préoccupante que seul un patient sur deux est diagnostiqué.

Pour répondre à ces difficultés, avec Xavier BERTRAND et Philippe BAS, nous avons accéléré la mise en œuvre du plan Alzheimer lancé en 2004, qui nous donne de nouveaux moyens pour lutter contre la maladie.

Je pense aux centres mémoire de ressources et de recherche, qui permettent d’organiser les soins et la recherche dans chaque région. Avec Christian ESTROSI, nous avons d’ailleurs visité tout à l’heure celui de Nice et j’ai pu constater l’efficacité et le professionnalisme de son personnel. L’objectif du plan sera atteint fin 2006, avec un centre dans chaque région.

Je pense aussi aux 316 consultations mémoires de proximité, qui ont été créées pour améliorer l’accès au diagnostic et à la prise en charge des malades. L’objectif d’une consultation mémoire pour 15 000 personnes de plus de 75 ans est déjà atteint, mais nous devons encore compenser certaines inégalités sur le territoire.

Je pense enfin aux programmes hospitaliers de recherche clinique qui ont été consacrés spécialement à la maladie. A cet égard, je sais que les associations de familles de malades sont très attachées aux approches non médicamenteuses, comme la stimulation de la mémoire ou les méthodes orthophoniques. Un nouveau programme hospitalier de recherche clinique est en cours pour nous permettre d’évaluer ces traitements.

Pour lutter contre Alzheimer, la détermination du gouvernement est totale.

J’attache une grande importance à la mise en place d’une consultation de prévention pour les personnes de plus de 70 ans financée par la sécurité sociale. C’est le meilleur moyen de détecter les difficultés à temps. Cette consultation sera prévue dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2007.

Par ailleurs, la mise en œuvre du plan Alzheimer sera encore accélérée cette année pour atteindre nos objectifs dès le début de l’année 2007. Mais aujourd’hui, nous devons aller plus loin.

2. Dans notre effort de recherche, d’abord.

Vous le savez, dans le domaine de la recherche médicale, la France est aux avant-postes. Nous avons des chercheurs qui sont parmi les meilleurs au monde, nous disposons de laboratoires parmi les plus performants. Nous avons su nous mobiliser autour de grandes causes, le cancer, le SIDA. Ce que nous avons fait pour combattre ces maladies, nous devons aujourd’hui le faire pour les maladies du cerveau et du système nerveux. Cet effort, nous le devons aux malades, nous le devons à leurs familles, nous le devons à tous nos concitoyens.

C’est pour cela qu’en mai 2006, j’ai décidé de lancer un plan national sur le cerveau et les maladies du système nerveux. Pour élaborer ce plan, une mission présidée par nous voulons changer l’image de la maladie et améliorer la qualile Professeur GLOWINSKI a été mise en place. Elle réunira nos plus grands experts nationaux.

Elle sera chargée de dresser un état des lieux de notre dispositif de recherche, d’évaluer les moyens nécessaires et de définir une véritable stratégie de lutte contre les pathologies cérébrales.

Dans ce cadre, la lutte contre la maladie d’Alzheimer sera un objectif prioritaire. Il s’agit à la fois de permettre un diagnostic précoce, le plus précoce possible, de mettre au point des thérapeutiques innovantes, d’accompagner les patients et de mieux informer les familles et le public. C’est indispensable si té de vie des patients.

A travers ce plan, nous voulons mettre en œuvre une démarche ambitieuse, une démarche qui conjugue recherche fondamentale et application clinique, une démarche qui rassemble toutes les disciplines scientifiques concernées : la neuro-imagerie, les sciences cognitives et les sciences biologiques et médicales. C’est tous, toutes ces compétences qui doivent être réunies ; c’est tous ces spécialistes, tous ces experts qui doivent travailler ensemble.

3. Au delà de la recherche, nous devons aussi - et vous l’avez exprimé très fortement - soutenir davantage les familles.

Pour ces familles, pour tous ceux qui se consacrent parfois jusqu’à 18 heures par jour à un proche atteint de la maladie d’Alzheimer, il est essentiel de pouvoir souffler de temps en temps. Avec Philippe BAS, nous avons voulu leur donner un véritable « droit au répit ».

Comme je l’ai annoncé lors de la conférence de la famille, 2 500 places d’accueil de jour et 1 100 places d’hébergement temporaire seront créées chaque année pendant 5 ans dans les maisons de retraite pour permettre aux aidants de s’absenter une journée ou quelques semaines.

J’ai également annoncé à cette occasion la création d’un congé de soutien familial d’un an avec maintien des droits à la retraite. Ce congé sera effectif le 1er janvier prochain, le 1er janvier 2007.

Par ailleurs, nous devons aider les familles qui le souhaitent à s’occuper d’un proche malade à son domicile. Nous le savons, de nombreux patients et leur entourage désirent préserver leur cadre familial. Si nous voulons répondre à leurs attentes, nous devons développer tous les services médicaux et les aides à domicile.

Dans le cadre du Plan solidarité grand âge, 6 000 places de services de soins infirmiers à domicile sont créées dès 2006. Cet effort sera maintenu tout au long des cinq prochaines années. A partir de 2010, nous créerons 7 500 places par an. En 2012, le nombre de places aura été augmenté de 40% par rapport à aujourd’hui.

Les aides à domicile vont aussi être renforcées. Pour la seule année 2006, nous ajoutons 24 millions d’euros aux 230 millions que consacre la Caisse nationale d’allocations vieillesse aux services à domicile.

Enfin, nous devons développer le nombre de places en établissement.

Aujourd’hui, la maladie d’Alzheimer et les maladies qui lui sont apparentées sont responsables de 70% des placements en établissement. Mais pour les familles, trouver une place est souvent un véritable parcours du combattant.

Nous avons donc décidé de créer 5 000 places de maisons de retraite médicalisées par an au cours des cinq prochaines années.

Mesdames, Messieurs, Chers amis,

La maladie d’Alzheimer et les maladies liées à l’âge constituent un enjeu majeur pour notre société. Face à ce défi, le gouvernement est déterminé à agir. Les moyens mis en œuvre depuis 2004 ont déjà permis des progrès sensibles. Nous voulons aujourd’hui franchir une nouvelle étape. J’ai donc décidé de faire de la lutte contre la maladie d’Alzheimer la « grande cause nationale » de l’année 2007.

J’invite toutes les associations engagées dans la lutte contre cette maladie à se réunir pour élaborer un projet collectif. Avec Xavier BERTRAND, avec Philippe BAS, avec François GOULARD, nous les recevrons à la fin de l’année. Vous voyez bien le défi qui est le nôtre, c’est de partager cette expérience, de partager le quotidien qui est malheureusement celui de beaucoup d’entre vous, pour faire en sorte que chacun de nos compatriotes puisse mieux connaître cette maladie, puisse être mieux préparé dans la vie de la cité à l’affronter, à s’adapter à la situation de chaque malade. Ce défi, c’est un défi humain, c’est un défi collectif, c’est un défi de solidarité, qui implique le rassemblement de chacun. 2007, année de la maladie d’Alzheimer, grande cause nationale pour notre pays. C’est la possibilité de faire aussi tomber un certain nombre de barrières comme celles de la peur, de l’ignorance, de la méconnaissance. Nous savons tous que réunis nous sommes plus forts. Eh bien, sans avoir peur, en connaissant mieux cette maladie, en connaissant mieux les gestes et les mots qui peuvent aider à l’accompagner, je pense que nous serons aussi plus efficaces, plus efficaces pour les familles, plus efficaces et plus humains pour les malades.

Dans les épreuves que vous traversez, vous pouvez compter sur ma détermination, sur celle du Gouvernement tout entier, sur notre engagement à cette grande cause qui nous réunit aujourd’hui.

Je vous remercie.

( Article d’actualité ) 

Alzheimer : une étape décisive

Dominique de Villepin, lors de son déplacement à Nice le 21 septembre à l’occasion de 'la Journée mondiale Alzheimer', a déclaré officiellement cette maladie 'grande cause nationale pour 2007'. D’importantes mesures ont été annoncées, et en particulier la mise en place d’une visite médicale de prévention à partir de 70 ans.

Détermination 'totale' du Gouvernement

Le Premier ministre a rappelé, lors de son discours, l’importance grandissante du fléau qu’est la maladie d’Alzheimer : '850 000 de nos concitoyens en sont atteints [et] chaque année, on dénombre 225 000 nouveaux cas', a souligné le Chef du Gouvernement.

Il a également mis en avant la difficulté que constitue la maladie pour les proches du patient, qui doivent lui consacrer énormément de temps et d’attention, et qui attendent un soutien de la part de l’Etat.

Le malade atteint d’Alzheimer n’est détecté que dans un cas sur deux, et encore, seulement 'deux ans après les premiers symptômes' a-t-il noté. Pour faire face à ces problèmes, Dominique de Villepin, Xavier Bertrand et Philippe Bas ont annoncé un ensemble de mesures, qui s’inscrivent dans le cadre de l’accélération du plan Alzheimer lancé en 2004.

Une prévention et un accompagnement renforcés

La mise en place d’une consultation de prévention pour les personnes de plus de 70 ans, entièrement financée par la Sécurité sociale, constitue selon le Premier ministre 'le meilleur moyen de détecter les difficultés à temps'.

5 000 places par an en maisons de retraite médicalisées seront créees au cours des prochaines années, ainsi que 2 500 places d’accueil de jour et 1 100 places d’hébergement temporaire en maisons de retraite. Un dispositif imposant mais nécessaire, puisque rappelle le Premier ministre, '70 % des placements en établissement découlent de la mal

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Commentaires (5)

1. vraimen (site web) 28/08/2012

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